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Le saviez-vous ?

Toutes les occasions sont bonnes pour savourer des délices sucrés ! Mais au rayon gâteaux, notre cœur balance. Tarte Tatin, Mille-feuille, Paris-Brest ou Saint-Honoré ? Pour départager ces emblèmes de la pâtisserie française, une seule solution : en savoir plus sur leur histoire et leur composition. C’est parti pour un speed dating de ces desserts mythiques

1. La Tarte Tatin

Accompagnée de glace à la vanille ou de crème fouettée, la tarte Tatin, composée d’une pâte feuilletée et de pommes caramélisées au beurre, régale les gourmands depuis 1920. C’est dans l’auberge des soeurs Stéphanie et Caroline Tatin, à Lamotte-Beuvron, dans les plaines de Sologne, que cette divine pâtisserie serait née… par erreur ! Alors que les soeurs s’affairent en salle pour satisfaire tous les clients pressés de passer à table, elles oublient leur tarte aux pommes qui cuit dans le four... Résultat, les pommes sont caramélisées mais la pâte est brûlée. Pour rattraper cette bêtise, l’une des soeurs aurait décidé de renverser les pommes mi-cuites dans un plat à tarte, de les recouvrir de pâte et de remettre l’ensemble au four. C’est le début du succès de cette invention renversante qui se décline aujourd’hui en sucré comme en salé !

La tarte Tatin

2. Le Paris-Brest

Le Paris-Brest est LE gâteau des amateurs de cyclisme ! Représentant une roue de vélo, cette pâtisserie fait bien sûr référence à la course Paris-Brest-Paris créée par Pierre Giffard en 1891. Pour faire la publicité de cet événement sportif, ce dernier aurait demandé à un pâtissier de Maisons-Laffitte, Louis Durand, aussi passionné par le vélo que les gâteaux, d’imaginer un dessert rendant hommage aux coureurs. L’artisan imagina donc, en 1910, un cercle de chou recouvert d’amandes effilées et fourré de crème mousseline au praliné. A l’époque, la ressemblance avec la roue de vélo était d’autant plus flagrante que les pâtissiers réalisaient des rayons et certains gâteaux pouvaient atteindre jusqu’à un demi-mètre de diamètre !

Le Paris-Brest

3. Le Saint-Honoré

Inventé en 1847 par la pâtisserie Chiboust, située rue Saint-Honoré à Paris, le Saint-Honoré a bien changé pour devenir le célèbre gâteau que l'on connaît aujourd’hui. Il était à l’origine composé d’une couronne briochée que la crème pâtissière et la crème Chiboust (mélange de crème pâtissière et de meringue) avait malheureusement tendance à détremper et à ramollir. Auguste Julien, jeune pâtissier de la maison, décida alors de revoir la construction de la pâtisserie. Une pâte feuilletée, des choux caramélisés garnis de crème pâtissière, une crème Chiboust pour napper le tout… et voilà un gâteau aussi charmant que gourmand !

Le Saint-Honoré

4. Le Mille-feuille

Le mille-feuille tient son nom de la superposition des 3 couches de pâte feuilletée et 2 couches de crème pâtissière vanillée dont il est composé. La première recette daterait de 1806 mais c’est en 1867 que le mille-feuille, proposé par le pâtissier parisien Sergent, rencontre un véritable succès. On le retrouve aujourd’hui dans toutes les boulangeries, parfois garni de fruits, d’amandes effilées ou de confiture et au dessus glacé au fondant ou au sucre glace. 

Le mille-feuille

5. La Religieuse

La religieuse est née en 1856 de l’imagination de Frascati, un célèbre pâtissier parisien. Elle se compose alors d’un gros chou crémeux surmonté d’un autre chou plus petit, lui aussi fourré d’une délicieuse crème pâtissière parfumée au chocolat. A ces choux gourmands, Frascati ajoute un glaçage assorti au fourrage chocolat dont la couleur rappelle celle de la robe des religieuses, ainsi qu’une collerette faite de crème au beurre. 

Les religieuses au chocolat

6. Le Baba au rhum

C'est au roi de Pologne, Stanislas Leszczynska, alors exilé de son pays et installé en France, au Château de Lunéville, que l'on doit ce délicieux dessert alcoolisé ! Lorsqu’il reçoit une brioche de son pays natal, celle-ci est fortement desséchée par le voyage et est alors immangeable. Le roi demande donc à son cuisinier Nicolas Stohrer de remédier à cet incident. Ce dernier a l’idée d’arroser la brioche de vin et de la garnir de crème pâtissière et de raisins. Face à cette nouvelle pâtisserie, Stanislas est conquis et en fervent admirateur des contes des mille et une nuits, aurait baptisé le gâteau Ali Baba. Ce n’est que lorsque la fille de Stanislas, Marie Leszczynska part à Versailles pour épouser le roi Louis XV que Nicolas Stohrer, en la suivant à la cour, fait connaître la toute nouvelle pâtisserie. Il améliore alors le dessert en remplaçant le vin par un sirop au safran. Le baba tel qu’on le connaît aujourd’hui, aromatisé au rhum et surmonté de crème chantilly n'apparaîtra que bien des années plus tard, au milieu du XIXe siècle. 

Le baba au rhum
 
Lequel de ces desserts est pour vous la crème de la crème de la pâtisserie française ? Exprimez-vous dans les commentaires ! 

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